08/01/2008

Cartes de voeux en pain d'épices (épisode 2, le decors)






Pour le décors des cartes, évidemment, vous avez carte blanche........elle est bien hein, celle-là, on la garde?




Bon, tout bête, le glaçage : un peu d'eau, du sucre glace mélangé à la fourchette et un peu de blanc d'oeuf qui donne un peu de brillant.On obtient un mélange épais, on colore à l'envie et le tour est joué.

Pour mettre le glaçage on peut utiliser le pinceau et peindre comme sur tout autre support.




Sinon, un sachet congélation, le glaçage dedans, on coupe un coin, et voilà un cornet de pâtissier pas cher et pratique.

Je n'ai utilisé le pinceau que pour l'écriture, les autres motifs sont faits au cornet। Le travail est plus fin au pinceau mais prend plus de temps.




Bien entendu, on peut mettre tous les messages que l'on désire.

Un sablé peut remplacer le pain d'épices.


07/01/2008

Milk-shake au chocolat.




Je sais, vous allez me dire, le milk-shake, c'est pas la saison, c'est plutôt la saison du chocolat chaud, épais que l'on déguster à l'heure du goûter l'hiver.


Mais, il y deux raisons à cette préparation :
premièrement j'ai voulu tester les recettes d'un nouveau livre que j'ai acheté.
Deuxièmement et c'est peut être la principale raison, c'est que j'ai acheté de la glace au chocolat et que franchement, elle n'était pas franchement bonne. Je ne sais pas quels ingrédients ont pu être mis dedans pour que cela sente autant le chimique.







Le milk-shake ne sauvera pas le goût de la glace, mais cela évite le gâchis et pis ça fait plaisir aux enfants. Et pis même avec de la glace pas géniale, il parait qu'il était vraiment meilleur qu'au Mac Do'......alors, tout est dit


Pour 2 grands verres, dans le blender on met 4 grosses cuillères de glace chocolat, on ajoute 1 cuillère à soupe de Nutella, 500ml de lait entier et c'est tout.
Pour servir, une paille, un peu de chocolat amer pour le décors.


J'avais préparé des gressins caramélisés avec des chutes de pâte feuilletée mais ils ont disparu avant que les milk-shake soient servis!!!



L'imagination et la gourmandises formant un joli duo, on peut penser à des brochettes de guimauve (maison bien sûr) , des brochettes de fruits frais, de bonbons.....

05/01/2008

Caramels mous au chocolat.





Le Père Noël m'ayant apporté le Larousse du Chocolat de Pierre Hermé, je vais durant cette année partager avec vous des recettes qui me feront de l’œil
Pour la première, je vous offre des caramels mous au chocolat.


Cette recette est pour ma petite soeur Éva qui ne maîtrise pas vraiment la confiserie (c'est elle qui le dit, il paraîtrait que ses caramels étaient plutôt pas réussis) et pour Julie qui m'a réclamée une recette de caramels depuis l'ouverture de mon blog.
Alors, Eva, regarde bien les images, lis bien les instructions, et ça doit marcher.


Alors, Julie, je sais que cette recette a mis un certain temps, voir un temps certain à apparaître sur ce blog mais je n'ai pas retrouvé celle que je faisais avant.


D'ailleurs cela m'ennuie bien car elle était parfaite.

Bon, pas grave, je referai des tests, vous servirez de cobayes et pis c'est tout.

Remplir son Chaudron :

120g de chocolat noir à 60% (j'ai pris du 55, les enfants n'aiment pas quand le chocolat est trop fort) - 200g de glucose - 280g de sucre en poudre - 45cl de crème liquide - 40g de beurre demi-sel.

 La Formule Magique : 

Hacher le chocolat au couteau scie (je me suis contentée de le couper en carrés).


Mettre le glucose à feu très doux, dès qu'il commence à fondre ajouter le sucre et faire un caramel couleur ambre foncé.
Dans une autre casserole, en même temps porter la crème à ébullition.
Lorsque le caramel atteint la couleur désirée, verser doucement la crème chaude, attention aux projections.

Ajouter le beurre, mélanger et porter à 113°.

Hors du feu, ajouter le chocolat, mélanger.

Débarrasser ° dans un moule garni de papier sulfurisé (j'ai utilisé un couvercle de très vielle boite à gâteaux Delacre).

Laisser refroidir.


Découper et emballer dans du papier Cellophane et garder les caramels dans une boite hermétique.

Jusque là, rien de compliqué, après tout, j'suis pas plus bête qu'une autre.

C'est après que ça se complique, petit problème....... jamais, jamais les caramels ont durcis. Enfin, un minimum quoi on leur demandait pas de nous péter les dents non plus !!!
Pas mous, pire ....impossibles à couper, à manger proprement...la galère quoi!!


Bon, du coup, on recommence, pas tout hein, juste la cuisson. Après mettre renseignée, les caramels mous, c'est 120°.

Alors, j'ai une question :

Pourquoi Pierre Hermé qui a fait des études, qui a de l’expérience, qui vend des bouquins conseille 113°? Si c'est pour faire passer la ménagère de moins de 50 ans que je suis pour une incapable, bah c'est loupé!! C'est pas sérieux Pierre, pas sérieux du tout!!


Ca démarre fort, la première recette!!!
Donc, on reprend : une casserole, la chose gluante au chocolat et on réchauffe le tout à 120°. Le temps de cligner d'un œil, le thermomètre affiche 122°.

On remet dans le moule, du coup, comme l'était trop grand, le moule, on bricole un truc un peu bancal avec du sulfurisé.


On remet le futur caramel mangeable dans le moule bancal, et on attend....pas deux minutes, parce que le caramel chaud, bah, c'est chaud et un peu long à refroidir.


Et pis après on découpe (je conseille d'utiliser une paire de ciseaux tant que le caramel est souple), on goûte, on est content, on emballe, et on fait l'article sur le Chaudron Magique, sans rien cacher, parce qu'après les visiteurs y vont se précipiter sur la recette, se planter et m'engueuler ou se dire qu'ils sont nuls, que l'Applemini, elle est y arrive et blablabla et blablabla...


Pour conclure, je dirais que c'est très très bon, cela ressemble à s'y méprendre aux "Pavés du Nord" que j'achetais lorsque j'étais petite à l'épicerie du coin. Juste que la prochaine fois, je les aimerais encore un peu plus durs, je tenterai à 128°.


Eva, Julie, je sais, vous n'avez pas de thermomètre, donc, dans ce cas, lorsque vous voyez que l'appareil commence à attacher dans la casserole, prélever une petite goutte de la pâte, et mettez la dans un verre d'eau très froide, aussi, vous verrez qu'elle est la consistance du caramel.

Sinon, vous attendez d'aller chez Ikéa et vous investissez dans l'ustensile qui ne coûte que une dizaine d'euros environ.

Et surtout, on prélève avec une cuillère, hein, on trempe pas les doigts dans la casserole, parce que y'a rien de pire que le caramel pour se brûler les papattes.

En revanche, pas deux plombes pour faire ça, sinon, pendant que vous tournez en rond autour du verre, le caramel continue à cuire, donc la consistance ne sera fatalement plus la même.

Glossaire de la sorcellerie :

° débarrasser : verser.

04/01/2008

St Nicolas en pain d'épices ( à pâte mère version rapide) ou pain d'épices à découper.

Je vais être franche avec vous, j'aime pas écrire les cartes de vœux. 

D'abord, je trouve que cette tradition de se souhaiter la bonne année est un peu ridicule. Comme je suis quelqu'un de bien élevé, je perpétue cette tradition mais sans grande conviction. Il est évident que comme je ne souhaite du mal à personne, je ne vois pas pourquoi je souhaiterais du bien à tout le monde.  

Ensuite, comme j'écris et je pense que je ne suis pas la seule, invariablement la même chose depuis des années et des années, je n'y prends aucun plaisir et fait souvent cela plus par politesse et par obligation. Surtout à des oncles ou tantes que je n'ai pas vu depuis 10 ans, au moins...et qui, eux par principe attendent cette carte. Quand je serai une vieille tante, je préférerai avoir la visite de mes neveux et nièce plutôt qu'une carte de vœux envoyées systématiquement par politesse, pour se donner bonne conscience.

Bref, il y a tout de même à des amis, de la famille, des gens quoi, à qui j'ai envie de faire plaisir.
  Du coup, au lieu de leur envoyer une carte qui en règle générale trônera sur le frigo épinglée par un magnet' pendant quelques jours, au mieux quelques semaines, puis subrepticement se glissera dans un tiroir et qui en douce finira à la poubelle, je fais des cartes en pain d'épices. Bon n'allez pas croire que j'en fais un wagon, hein, j'suis pas une usine non plus!!!

Souvent ce sont à des gens qui sont loin, qui me manquent, à qui je n'ai rien offert à Noël, que je remercie pour une chose ou une autre. Comme je vous ai déjà donné des recettes de pain d'épices, vous pouvez bien entendu reprendre ces recettes (celles des bonshommes fugueurs par exemple), sinon voici une recette que je vais tester pour la première fois.

Elle se fait une semaine à l'avance avec une pâte mère. 

Normalement, elle donne un pain d'épices plus moelleux, moins sec. Le "vrai" pain d'épices Alsacien se fait des mois à l'avance. Là, j'ai trouvé un bon compromis. 

Cette recette est tirée de "La Cuisine des Fées". Un ouvrage superbe que j'ai eu l'occasion de consulter trop rapidement. J'ai un peu remanié la recette, étant donné qu'il me manquait comme disait ma mère "dix sous pour faire vingt sous". 

D'ailleurs à ce propos, si le Père Noël passe par ici, ça peut lui donner une idée pour l'année prochaine. Sinon, si des fans désirent me faire plaisir et m'offrir un cadeau pour mon anniversaire, je suis née au mois de mars. Bon, revenons à la recette : Donc une semaine avant on fait la pâte mère, on la laisse attendre couverte à température ambiante et ensuite on fait le reste. 

La pâte mère :  

Faire tiédir 250 g de miel de sapin (j'ai pris un autre miel, j'avais pas de sapin), mélanger 50 g de farine de seigle et 200 g de farine de blé. Bien mélanger, couvrir d'un film alimentaire et laisser donc une semaine température ambiante.

  Une semaine plus tard : 3 pointes de couteau de zeste d'orange - 3 pointes de zeste de citron - 5g d'épices à pain d'épices - 1 pointe de cannelle - 1 pointe de cardamome - 2.5g bicarbonate d'ammonium (levure chimique si vous n'avez pas, mais cela se trouve en pharmacie)  - 2.5g de bicarbonate de potassium (bicarbonate de soude) - 1 jaune - un peu de lait pour dorer. n'ayant pas tout j'ai donc mis : 2 jaunes (les miens étaient très petits) - 4g de 4 épices - 1.5g d'anis poudre - 5g de cannelle - 0.5g de cardamome - 2.5g de bicarbonate de soude - 2.5g de levure chimique. 

Diluer les bicarbonates dans un peu d'eau. Préchauffer le four à 160°. Émietter la pâte mère et la mettre dans le robot avec les couteaux. Ajouter les épices et les zestes. Actionner le robot. Ajouter les bicarbonates et le jaune. Lorsque la pâte est bien mélangée, l'étendre sur 3mm d'épaisseur, la découper. Dorer au lait et enfourner pour 8 à 10 minutes.

 

 Lorsque le pain d'épices est refroidi, on peut procéder à la décoration.

03/01/2008

Galette des rois.

Après la ou les bûches de Noël, les pains d'épices et les chocolats, après le ou les calendriers de Nouvel an, avant les beignets de Mardi-Gras, les crêpes de la Chandeleur, voici Mesdames et Messieurs la Galette des Rois.


La Parenthèse Enchantée : 


La naissance de Jésus, la crèche, la présentation de l'enfant aux Rois Mages -Melchior, Gaspard et Balthazar-, porteurs de précieux présents : l'or, l'encens et la myrrhe... C'est au cours de la commémoration de cette visite par les chrétiens, le premier dimanche de janvier, que l'on prit l'habitude de se réunir pour désigner à l'aide d'une fève glissée dans un gâteau un roi ou une reine...
Une légende veut que la première fève ait été une bague perdue dans la pâte de la galette que confectionnait Peau d'Ane...
La tradition fait remonter l'usage de la fève au XIIIe siècle: elle symbolisait les secrets de la vie. Bien vite, la fève fit place à des pièces d'or puis à de petits objets de porcelaine: roi, reine, petit Jésus, baigneur, étoile, coeur, animaux, couronne, etc.

De nos jours, ces nombreuses petites fèves s'illustrent dans de belles collections, pour le plus grand bonheur des fabophiles. "Je serai deux fois roi", murmurait le petit Louis XIV en espérant trouver le petit ornement. Bien avant lui, Louis III, duc de Bourbon, offrait à des enfants pauvres une part de galette contenant la fève, les couronnait, les revêtait d'habits royaux, leur offrait de l'argent et les envoyait à l'école, rappelle la Confédération nationale de la pâtisserie.
En 1521, la coutume de l'Epiphanie mit en péril la vie de François Ier au cours d'une "guerre pour rire" pour reconquérir son titre, après que le duc de Saint-Pol hérita de la fève. Cette "guerre" fut menée de nuit à coups d'oeufs durs et de galettes... jusqu'à ce qu'une torche éclairant le champ de bataille tombât sur la tête du "vrai" roi, le brûlant cruellement. La galette, ronde et plate, à l'origine faite de pâte plutôt lourde, s'allégea et devint par la suite multiple: feuilletée, demi-feuilletée, dite "de plomb", bâtarde, de Madrid, de Suisse, bretonne, normande, fondante, du Périgord, salée... 
  
En Aquitaine, c'est une brioche en couronne truffée de fruits confits et de sucre en grains; dans le Sud-Est, on la trouve également sous forme de pâte briochée (pogne de Romans, fougasse, pompes de Provence.). L'affinage de la pâte feuilletée fit de la galette des rois un gâteau délicieusement léger, fleurant bon le beurre et le fondant. Ce fut la seconde épouse d'Henri IV, Marie de Médicis, qui, en quittant l'Italie, se fit remettre la recette d'une crème à la poudre d'amande, élaborée par le cuisinier de son plus proche soupirant, le comte Frangipani. La recette plut à la Cour de France et est toujours appréciée de nos jours. En 1717, la galette fut à l'origine d'un différend célèbre entre pâtissiers et boulangers, et le Parlement, au terme d'un débat juridique important, interdit à ces derniers l'utilisation du beurre et des oeufs. Bien évidemment déclarée "anticivique" sous la Révolution, elle franchit ce cap difficile sous la forme d'un bonnet phrygien... pour reprendre à la première occasion sa forme originelle. 
La confection de la galette des rois ne demande pas un savoir-faire de grand pâtissier, surtout si l'on achète de la pâte feuilletée toute prête... Très important: la coutume veut que ce soit la plus jeune personne de l'assemblée qui "tire les rois" et distribue les parts de galette aux convives !
Source : http://www.francematin.info/ 

La Formule Magique : 

Abaisser la pâte feuilletée (je vous donne cette adresse si vous désirez la faire vous-même), découper deux cercles, l'un plus grand que l'autre de 1cm. Laisser attendre les deux cercles au froid pendant une heure minimum. Cela permet à la pâte de se détendre et lui évite de se déformer, de s'ouvrir lors de la cuisson. 
Pendant ce temps, préparez la garniture. 
Il y a différentes écoles, avec ou sans amande amère, à la compote de pomme, au chocolat etc... Pour ma part, une galette des rois est à la crème d'amande et c'est tout. Voici une recette ultra légère à base de crème pâtissière. Certains pensent que le seul avantage de cette recette est qu'elle revient moins chère. 
Evidemment, moins il y a de poudre, plus est économique, mais en utilisant une poudre de très bonne qualité, on obtient une garniture délicieuse et surtout beaucoup moins lourde. 

  La garniture : 125g d'amandes en poudre - 125g de sucre glace - 2 oeufs - 1 cuillère à soupe de rhum - 125 d de beurre à température ambiante - 15g de Maïzena. 250g de crème pâtissière. (voici ici la recette de Bertrand Simon).

Préparer une crème pâtissière et la laisser refroidir. Battre le beurre et le sucre glace ensemble. Ajouter toujours en battant la poudre d'amandes, les oeufs, la maïzena et le rhum. Lorsque le mélange est bien homogène, tout en continuant de battre, ajouter la crème pâtissière. Sortir les disques de pâte, poser le plus petit sur du papier sulfurisé légèrement humidifié, le garnir de frangipane Ne pas oublier la fève. Mouiller les bords au pinceau, et poser le second disque. Souder. 
   
Dorer une première fois avec un jaune d'oeuf mélangé à un peu d'eau salée. Laisser attendre au froid une heure minimum. Préchauffer le four 200°. Tracer sur la galettes les croisillons, dorer une seconde fois.
peut également se congeler.
Enfourner pour une vingtaine de minutes.
Pendant ce temps, préparer le sirop qui rendra la galette brillante.

Le sirop :
 
Faire bouillir 100g d'eau et 130g de sucre.
Ajouter 25g de glucose et bouillir à nouveau.
Lorsque la galettes est cuite, la badigeonner du sirop chaud et laisser sécher.

Secrets de Sorcière : 

la recette de la garniture se garde une semaine au frigidaire dans une boite hermétiquement fermée.
Le sirop se conserve également très bien et peu bien entendu s'utiliser pour d'autres préparations (viennoiseries). Il suffira de le réchauffer à nouveau lors de la prochaine utilisation.
Le fait de laisser la pâte feuilletée se détendre au froid à chaque fois garanti un feuilletage optimum.



02/01/2008

Bûche irresistible chocolat-framboise.


Ce sera la dernière de l'année réalisée pour l'anniversaire de ma Pounette née aujourd'hui deux janvier.
Elle aime le bavarois au chocolat, la mousse au chocolat, j'ai donc marié les deux. Le mélange n'est pas nouveau, mais le chocolat noir s'associe si bien avec la framboise que c'est un succès garanti.




Une base de sablé au chocolat, sur laquelle repose une couche de mousse framboise agrémentée d'un coulis fraise-framboise, de fine feuille de chocolat blanc, de mousse chocolat, d'une feuille de chocolat noir.


La réalisation demande du temps, mais les mousses sont si légères, le biscuit si craquant que cela vaut vraiment la peine de se donner du mal, surtout pour Clara qui adore la mousse et le sablé au chocolat.




La recette se fait en plusieurs étapes : le sablé, la mousse framboise, la mousse chocolat.

  • Le sablé chocolat.

Recette empruntée au magazine Thuriès de décembre 2006.
Cette proportion est valable pour deux semelles. 

La Formule Magique : 

Tamiser ensemble 220g de farine et 50g de cacao non sucré.
Battre ensuite ce mélange avec 200g de beurre mou; ajouter tout en continuant de battre 100g de poudre d'amandes, 100g de sucre glace.
Étaler entre deux feuilles de papier sulfurisé (3 mm), découper selon le gabarit du gâteau et cuire 15 minutes à 160°.


  • La mousse aux framboises.

Cette recettes est issue de Thuriès, décembre 2006.
Elle était au départ conseillée avec des fruits rouges, je l'ai déclinée à la framboise.

La Formule Magique : 
Cette proportion est valable pour une seule bûche si il est prévu de garnir avec deux couches.


Faire ramollir 12g de gélatine. Faire chauffer 300g de pulpe de framboises. Lorsque le mélange est chaud, ajouter la gélatine, bien mélanger et laisser prendre au froid.


  • Pendant ce temps, faire une meringue italienne :
La Formule Magique : 

Faire chauffer 76g de sucre avec un peu d'eau, en même temps, commencer à battre 1 blanc d'oeuf. Lorsque le sucre atteint 120°, continuer à battre et verser en même temps le sucre sur le blanc monté

Lorsque la masse est bien épaisse, réserver au froid.

Préparer ensuite une chantilly avec 340g de crème liquide.


Lorsque la purée de fruit est prise, la mixer, lui ajouter délicatement la meringue italienne puis la chantilly. Laisser attendre au froid.

Pendant ce temps, réaliser la mousse au chocolat.

Mousse au chocolat :

Faire fondre au bain-marie 200g de chocolat avec 50g de beurre.
Ajouter 5 jaunes d'oeufs, mélanger intimement.



 Lécher les cuillères, les saladiers de chocolat c'est le meilleur plaisir lorsque l'on fait de la pâtisserie.!!




Monter en neige 5 blancs, les incorporer à l'appareil précédent. Réserver au froid.

 D'un coup de Baguette Magique : Montage de la bûche :


Chemiser de film alimentaire le moule choisi (ici un moule en silicone à cake)
Déposer la mousse au chocolat.

Ajouter des feuilles de chocolat blanc tempéré. Il est plus croquant. La façon de tempéré le chocolat est ici.






Couvrir d'une couche de mousse framboise, puis d'un coulis épais de fruits rouges.




 Déposer ensuite par des morceaux de feuilles de chocolat noir tempéré.

Coucher le reste de la mousse framboise.

Fermer avec la semelle au chocolat.

Bloquer au congélateur une nuit.


Démouler 3 heures avant la dégustation, décorer et laisse attendre au froid.


Le décors :



Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le décors est très important.

Déjà, parce que une belle pâtisserie est beaucoup plus irrésistible.

Ensuite parce qu'à la dégustation le décors qui se mange fait partie intégrante du gâteau et que l'on peut éventuellement améliorer la saveur avec des éléments que l'on ne pouvait pas au départ intégrer.


Par exemple : framboises ou fraises fraîches, copeaux de chocolat, feuilles de menthe, champignons meringués etc...



Pour de décors de cette bûche, j'ai choisi tout simplement des copeaux de chocolat blanc dessus, parce que ce type de chocolat se marie merveilleusement bien avec la framboise



Sur le côté, je suis resté sur le thème "deux chocolats" et j'ai tout simplement déposé des brisures assez grandes de chocolat noir et blanc.



Comme le gâteaux devait accueillir 13 bougies, je n'ai rien mis de plus.



Secrets de Sorcière :

Sortir la bûche du frigidaire 1 heure avant de la déguster.

24/12/2007

Bûche frivole (episode 2) le suspense a assez duré. Démoulage et décoration.

C'est le jour J, l'heure H, le moment fatidique : démoulage de la chose. Si vous avez manqué l'épisode de la réalisation vous pouvez assister au rattrapage ici.

Déjà, ne pas s'énerver, maintenant qu'il y a le plan B, on respire.

Ensuite, prévoir le plat de service. Comme celle-ci est pour emporter, qu'elle est plus longue que mes plats, j'ai improvisé un plat en carton, recouvert d'un papier blanc, parsemé d'étoiles, recouvert de papier cristal (comme chez le fleuriste, ), ça donne une petite note brillante. 

Alors, on pose le plat sur la gouttière, on vise bien, hein, et on retourne le tout. On évoque une dernière fois St Honoré qui doit être aussi sollicité que le Père Noël et dé-li-ca-te-ment on retire la gouttière. Jusque là pas de soucis, le plus risqué reste à venir : le film alimentaire. Toujours dé-li-ca-te-ment on déshabille la bûche, bon, ça ne se présente pas si mal que çà, ça accroche un peu certes, mais rien ne s'écroule. 
La sueur perle sur mon front.....ça y est. Il reste bien sur le film quelques morceaux de mousse et de chantilly, rien de bien méchant, les décors prévus cacheront les imperfections. On peaufine le dessert : feuilles de chocolat ça et là, petites meringues pour évoquer les champignons sur les bûches, les vraies, et pis c'est tout!!! On n' en rajoute pas, même si on est tenté par le nain, la scie et le houx en plastique. On emballe le tout, et le tour est joué. On remercie quand même St Honoré, même si c'est nous qui avons tout fait. On ne sait jamais. On va prendre une douche, se pomponner. 

Comme pour la bûche, on n'en rajoute pas, pas de paillettes, pas de plumes dans les cheveux..... On charge la voiture, là, ça gueule un peu, fatalement, faut tout mettre. 
Les chocolats, les nougats, les guimauves, le pain d'épices, les meringues, les pâtes de fruits, les bouteilles, les cadeaux que le Père Nöel qui veillit a déposé chez vous, les affaires de toilettes, (bah oui, maintenant on dort sur place, vu que l'on va sûrement un peu...si peu picoler), et The bûche, plus le plan B. On récapitule dix fois si on n'a rien oublié, on ferme la porte, on cache la clé .......dans...............non, vous rigolez, j'vais pas vous l'dire, et on s'en va. 
  Joyeux Noël à tous, à toutes, et rendez vous bientôt.....

23/12/2007

Bûche frivole chocolat, chantilly et feuilles de chocolat craquantes (épisode 1, la confectionp).


La tradition aime que l'on serve une bûche le soir du réveillon, mais la tradition ne dit pas qu'elle sorte de bûche. La pâtisserie comme la mode a ses tendances, ses modes, et parce qu'il faut que la bûche plaise à un maximum d'invités j'évite toujours les mélanges osés.
Ce que j'appelle "osés" ce sont les nouvelles associations telles que vanille-réglisse, violette-framboise, rose et "je ne sais plus quoi" un peu comme les macarons.
Cette année, je suis invitée, il me revient donc l'honneur de préparer tout ce qui est sucré. Je ne vous dresse pas la liste de ce que j'ai préparé, les billets précédents sont là pour cela.
Je me suis décidée à faire un bûche avec de la mousse au chocolat et de la crème chantilly parce que je sais qu'elle plaira à tout le monde. 
Au départ, j'avais l'intention de la réaliser comme un gros chocolat fourré. Un moulage chocolat garni. J'ai abandonné l'idée, un peu trop risquée. Les garnitures risquaient d'anéantir le chocolat. En plus pour le service, bonjour la présentation!!!
Après mûres réflexions, hésitations, j'ai opté pour une base en sablé breton (semelle en pâtisserie) sur laquelle le coucheront voluptueusement une crème fouettée à la vanille et une mousse au chocolat.
Pour compliquer l'exercice j'ai prévu d'intercaler une couche de chocolat craquant au lait entre les deux. 
Et c'est à ce moment là que vous me dites : "mais pourquoi "frivole", le nom de cette merveille"?
C'est là que je vous répond : " parce que j'ai peur qu'au démoulage, elle se barre!!!" et là, M'sieurs-Dames, je vais travailler devant vous sans filet.
 
Aujourd'hui, réalisation de la bûche, demain démoulage et verdict. 
Comme on travaille en couches dans le moule (gouttière en pâtisserie), la surprise a lieu le lendemain, au moment crucial de le démouler.
Étant donné je suis invitée, il m'est impossible de la dresser au moment de servir. Et pour finir, elle doit voyager la bougresse!!!
Aller, assez discuter, on s'y met!!!
On prend donc une gouttière recouverte de film alimentaire dans laquelle on dépose la mousse au chocolat.

Ensuite, on pose délicatement la feuille de chocolat au lait que l'on a préparée à l'aide d'un gabarit pour éviter les surprises.
Le gabarit en carton est recouvert de film alimentaire pour que le chocolat se décolle facilement. Bien entendu il s'agit de chocolat tempéré, sinon, pas de croquant!
Si possible, éviter de casser la feuille de chocolat, hein, pas comme moi. "Faites ce que je dis, pas ce que je fais".
Ensuite, vient le tour de la crème fouettée, et là, je ne vais pas vous mentir, pour éviter toute déconvenue, je l'ai dopée avec de la poudre de perlimpimpin (Chantifix).

Pour terminer, la semelle de sablé breton réalisée avec un gabarit aussi. 
 
 
Et, là, on oublie, et surtout on prie très fort jusqu'à demain St Honoré patron des pâtissiers.
On se revoit donc demain pour le démoulage.
A ce moment là, vous me demandez : "as tu prévu un plan B"? et je m'entends répondre que non, mais le doute s'installe et je vais de ce pas préparer un dessert de sauvetage.
Ce sera un St Epvre de forme rectangulaire, je sais qu'il aura du succès, on me le réclame tout le temps.

21/12/2007

Petits chocolats fourrés.

Faire soi même les chocolats est un plaisir réel.

Ce n'est pas compliqué, un peu fastidieux et puis après plusieurs essais, ratage, on y arrive et on est très fiers.

Ne réalisant pas des chocolats en grosse quantité, j'utilise le chocolatier électrique que le Père Noël a eu la bonne idée de m'apporter l'année dernière. Il me permet de garder le chocolat à la température requise sans bain marie et sans en mettre partout.
Il me permet à mon petit niveau de travailler le chocolat aisément.

Une fois que le chocolat est à bonne température, il ne reste plus qu'à le mouler, le garnir et le refermer.


J'en profite pour remercier encore une fois mes amis qui pour mes 40 ans m'ont offert un stage chez Lenôtre qui m'a permis de me perfectionner et qui leur permet à présent de déguster les friandises que je fais.



Le tablage : 
(ou tempérage).

Quelque soit le chocolat choisi, il faut le monter à une certaine température (qui varie selon le blanc, noir ou lait), de la faire redescendre et de la faire remonter à une température que l'on conserve lorsqu'on le travaille.

Pour cela, je vous donne le lien de Bertrand qui sait beaucoup mieux que moi expliquer comment l'on doit procéder.





Bon, maintenant que le chocolat est a point il suffit, y'a qu'à, faut qu'on, moule les chocolats.

Pour cela, je le fais au pinceau, c'est beaucoup plus long, mais ainsi je travaille proprement.

Je mets une première couche, je laisse prendre (jamais au froid hein, sinon le chocolat blanchi) puis met une seconde couche que je laisse à nouveau prendre.





Lorsque la seconde couche est prête, je rempli de ganaches diverses.



Vous trouverez plus bas quelques idées.

Ensuite, on ferme le chocolat en remettant une couche.






Comme cela ça parait compliqué, mais si j'y arrive, vous y arriverez. Surtout si je vous dis que je suis maladroite, étourdie.....

Une fois pris, on peut décorer de fondant, pour les reconnaitre c'est très pratique.




Quelques suggestions de ganaches :

On part d'une base de ganache nature que l'on aromatise. Simple comme bonjour. Alors là, vous pouvez tout essayé. Les arômes vendus dans le commerce sont faits pour cela.

On peut également alcooliser la ganache avec des liqueurs : poires, framboises, mirabelles...avec des alcools : rhum, whisky, vodka...tout est permis.

Il est possible aussi de fourrer les chocolats avec du fondant aromatisé. Là c'est très simple. Le fondant, vous l'achetez (vous savez c'est ce qui sert à décorer éclairs et religieuses).

Pour l'aromatiser, il suffit de le mélanger avec un peu d'eau, du colorant et quelques gouttes d'arôme.


On peut faire du praliné : tout bête, deux portions de ganache nature et trois portions de praliné


On croirait à s'y prendre l'intérieur des escargots Lanvin.

On peut aussi remplir les chocolats de Nutella : les enfants adorent.

A la ganache nature on peut incorporer des brisures de meringues, des éclats de noisettes, d'amandes, de croquante, de noix, du pailleté feuilletine.

Comme d'habitude, si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas en m'en faire part. Si vous avez des questions, posez les moi dans les commentaires, je serai ravie de partager mon experience.

Des friandises faites maison feront toujours plaisir à ceux à qui vous les destinez, alors n'hésitez pas à remplacer les cadeaux achetés tout faits par vos réalisations.

Gourmandises à croquer...d'un coup.


Cette année, comme l'année dernière, Noël ne se fêtera pas chez moi. Alors, fatalement, j'ai moins de boulot.
Enfin, presque!!
Parce que voilà,( je vais vous raconter ma vie, mais pas longtemps, n'ayez crainte), je garde des enfants. Et vous savez que la tradition veut que les petiots soient gâtés à Noël.

Alors depuis plusieurs années, je ne leur commande plus de jouets à mes pt'its loups.

Je commande au Père Noël des recettes et ainsi, je leur offre à chacun des petites gourmandises.
Pour n'oublier personne, je pense aussi à leurs parents.
Cette année, j'ai tout mis dans un panier, (à cause de la grippe qui m'a empêchée de faire tout ce que j'avais prévu), l'année dernière je leur ai offert dans un coffre fait de pain d'épices, l'année d'avant dans un panier en pastillage.

Voici donc quelques gâteries en avant-première puisque Père Noël n'est pas encore passé.
Je compte sur votre discrétion pour ne rien leur dire bien entendu.


Chocolats "maison" : praliné, poire, nutella, bergamote....
La base est une ganache aromatisée ensuite.
La recette de la ganache est ici. Sur les conseils de Bertrand Simon, je rajoute un peu de beurre en fouettant à la fin de la recette.


Guimauves : vous trouverez la
recettes ici.
Je n'ai pas encore eu le temps, mais je vais le faire, je les enroble de chocolat.
Bien entendu, vous pouvez les aromatisées au parfum de votre choix.


Nougats : un délice, comme pour les guimauves, ils attendent leur bain de chocolat.
La recette est chez Hummm. C'est celle qui me convient le mieux, et je vous promets, que j'en ai essayées!!




Les pâtes de fruits : la recette je l'ai volée à Amélie, je vous l'ai déjà dit, il me semble.
A ceci j'ai ajouté : des petits pots de confitures, des bonshommes en pain d'épices (ceux qui ne se sont pas sauvé chez Dedicacessen) des meringues, et un livre, parce que déguster des bêtises avec un livre, c'est un bonheur.